La Fashion Week de Paris permet à certaines structures à part dans le milieu de la mode de gagner un peu en exposition. C’est le cas cette année de Woolmark, association sans but lucratif dédiée à la défense du travail de la laine, qui propose ces jours-ci deux collaborations sur le segment féminin : l’une avec Koché, l’autre avec Jacquemus, et ce pour la première fois.
L’organisation Woolmark poursuit sa stratégie de collaborations avec les maisons de mode en s’appuyant sur son expertise textile autour de la laine. En France, sa nouvelle équipe développe plusieurs collaborations avec des marques positionnées sur différents segments du prêt-à-porter.
The Woolmark Company intensifie sa présence sur le marché français en 2018. L’organisation, financée par des producteurs de laine australiens, poursuit une stratégie de partenariats avec les acteurs de la mode afin de valoriser la laine mérinos et ses propriétés techniques.
Elle renouvelle notamment sa collaboration avec Zadig & Voltaire pour une deuxième année consécutive. L’objectif est de renforcer les liens entre industrie textile et création contemporaine, en accompagnant les marques dans l’intégration de fibres naturelles dans leurs collections.
Historiquement, Woolmark joue un rôle structurant dans la promotion de la laine auprès des créateurs. L’organisation est à l’origine du Woolmark Prize, lancé en 1954, qui a contribué à mettre en lumière de nombreux designers en début de carrière, parmi lesquels Karl Lagerfeld et Yves Saint Laurent.
Dans le cadre de ses collaborations, Woolmark met également à disposition des maisons de couture une expertise technique via ses ingénieurs textiles. Leur rôle consiste à démontrer les capacités de la laine en tant que fibre naturelle, respirante et biodégradable, adaptée à des usages variés, du luxe au sportswear.
En 2018, l’organisation élargit encore son champ de collaboration. Deux nouveaux partenariats sont annoncés avec Fusalp, spécialiste du vêtement de ski, et Saint James, marque reconnue pour son héritage dans le vêtement marin.
Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale de valorisation des matières naturelles dans la mode contemporaine. Elles traduisent également la volonté de Woolmark de renforcer son rôle d’intermédiaire entre producteurs, industriels et créateurs.
Dans ce contexte, la filiale parisienne de l’organisation poursuit son développement et prévoit une expansion de ses bureaux, avec un déménagement annoncé pour 2019 afin d’accompagner la croissance de ses activités en Europe.