|
|
|
|
Pour Noël 2026, Dior mise sur l’animation dessinée à la main avec « Christian Dior’s Night in Color », un film réalisé par Sylvain Chomet, connu notamment pour « Les Triplettes de Belleville ». En revisitant l’histoire de la maison à travers une nuit imaginaire au 30 avenue Montaigne, le film fait dialoguer patrimoine, création et ambassadeurs. Il réactive également une anecdote célèbre associant Christian Dior à Marlene Dietrich, récemment remise en lumière par Jonathan Anderson.
De l’anecdote « No Dior, no Dietrich » à la création de la robe Junon
L’histoire commence en 1949, dans les salons du 30 avenue Montaigne. Alors que la Maison Dior est plongée dans le calme d’une nuit d’hiver, le téléphone sonne. À l’autre bout du fil, Marlene Dietrich réclame une nouvelle robe. Cette scène imaginaire constitue le point de départ de « Christian Dior’s Night in Color », le film de Noël 2026 de la maison.
Le scénario fait référence à une anecdote célèbre. En effet, lors d’un tournage, l’actrice aurait déclaré « No Dior, no Dietrich » comme condition pour tourner. Cette formule est aujourd’hui réinterprétée par Jonathan Anderson, qui l’a reprise sur plusieurs pièces de la collection Dior, notamment un t-shirt, un sweat-shirt et une déclinaison du sac Book Tote.
Le film prolonge donc cette référence historique. Et il met ainsi en scène la création de la robe Junon, l’une des pièces les plus emblématiques de l’histoire de la couture Dior. Présentée dans la collection haute couture automne-hiver 1949-1950, cette robe est notamment reconnaissable à ses pétales superposés, qui évoquent les plumes d’un paon… Ou ici, le scintillement d’un sapin de Noël.
Sylvain Chomet et les ambassadeurs Dior au service du récit
Pour donner vie à cette aventure, Dior a fait appel à Sylvain Chomet, réalisateur français dont le film d’animation « Les Triplettes de Belleville » a rencontré un succès international. Son univers graphique singulier et son approche de l’animation dessinée à la main offrent à la maison une alternative aux formats publicitaires numériques standardisés. Dans un contexte marqué par la montée en puissance de l’intelligence artificielle générative dans la production d’images, ce choix met en avant le travail artistique et la dimension artisanale de la création animée. Il fait également écho à l’attachement historique de Dior aux métiers d’art et à la précision du geste.
Le casting vocal participe pleinement à cette stratégie patrimoniale. Robert Pattinson assure la narration, tandis que Louis Garrel prête sa voix à Christian Dior et Camille Cottin à Marlene Dietrich. Josh O’Connor incarne une chaise, LaKeith Stanfield interprète Ron the Director et Rihanna donne vie à une étoile. Les abeilles (couturières Dior), autres personnages du film, sont interprétées par Nine d’Urso, Greta Lee et Nadia Tereszkiewicz.
En réunissant ses ambassadeurs et personnalités proches de la maison autour d’un récit mi-historique mi-fantastique, Dior dépasse le simple exercice de communication de Noël. Le film associe plusieurs dimensions de son identité : la mémoire de son fondateur, les créations iconiques de la couture, les métiers artistiques et les personnalités qui incarnent aujourd’hui son univers. Une manière de faire vivre son patrimoine tout en lui donnant une nouvelle visibilité auprès des publics contemporains.
