La maison italienne fait face à une campagne de pression menée par des associations de défense des animaux. Les ONG dénoncent encore l’utilisation de la fourrure, tandis que Prada met en avant sa réduction progressive de cette matière.
Le groupe Prada est visé en septembre 2018 par une mobilisation d’ONG contre l’usage de la fourrure. L’initiative, coordonnée par la Fur Free Alliance, regroupe une quarantaine d’organisations qui contestent l’usage de la fourrure dans les collections de luxe.
La campagne s’appuie sur une stratégie de communication multicanale. Les militants multiplient les actions sur les réseaux sociaux, mais également les prises de contact directes avec la maison italienne via des appels et des courriels. L’objectif est d’obtenir un engagement plus ferme de Prada sur l’abandon total de la fourrure animale.
Face à cette pression, le groupe rappelle avoir déjà engagé une évolution de ses pratiques. Prada indique que l’ensemble de ses marques a progressivement retiré la fourrure de ses défilés et de ses vitrines, dans une logique de réduction de la demande pour ce type de produit.
La maison met également en avant le développement de nouveaux matériaux techniques, dont le Prada Nylon, devenu un élément central de certaines collections. Ce tissu synthétique illustre la volonté du groupe de s’appuyer sur des alternatives industrielles à la fourrure animale.
Prada insiste par ailleurs sur ses procédures de traçabilité et sur le contrôle de ses fournisseurs. Le groupe met en avant une approche plus encadrée de sa chaîne de production, en cohérence avec les exigences croissantes de transparence dans l’industrie du luxe.
Selon les données communiquées par la marque à cette période, les produits contenant de la fourrure animale représenteraient moins de 0,1 % de son chiffre d’affaires. Un niveau présenté comme marginal, dans un contexte où la maison affirme poursuivre la transformation progressive de ses collections.