Le documentaire Wonder Boy, né sous X explore la trajectoire personnelle d’Olivier Rousteing, directeur artistique de Balmain, et sa quête d’identité. Sorti en salles mercredi dernier en France, ce film donne à voir une facette rarement exposée dans les médias, loin de la simple dimension professionnelle et médiatique du créateur.
Une exploration sensible de l’identité
Réalisé par Anissa Bonnefont, Wonder Boy, né sous X accompagne Olivier Rousteing sur une période de deux ans. La caméra suit le styliste dans sa démarche pour retrouver ses parents biologiques, offrant un regard empathique sur les questions liées à la filiation et à la naissance sous X. Le documentaire, d’une durée d’environ 90 minutes, met en lumière les émotions et réflexions personnelles qui traversent Rousteing dans ce parcours complexe et chargé de sens.
Le film se distingue par son approche intimiste : aucune mise en scène artificielle ni ajout dramatique n’altèrent le récit. Olivier Rousteing explique à ce propos : « Le pacte signé avec Anissa Bonnefont était de pouvoir être le plus sincère et le plus authentique possible, sans modification visuelle, sans ajout. J’ai craqué parfois et j’ai volontairement gardé ces scènes, un moment crucial pour comprendre qui je suis et ce que j’ai parcouru. »
Le style narratif au service de la compréhension
Wonder Boy ne se limite pas à la reconstitution d’une recherche généalogique. Il offre une lecture des enjeux psychologiques et identitaires liés à la naissance sous X, et comment ces questionnements se mêlent à une carrière de créateur de mode à l’international. En évitant toute dramatisation excessive, le documentaire s’inscrit dans une approche respectueuse et analytique, permettant au spectateur de percevoir la complexité et la sensibilité du parcours de Rousteing.