Instaurée en 2017 pour taxer les véhicules de tourisme les plus puissants, la taxe sur les voitures de luxe a finalement rapporté davantage que prévu après une opération de régularisation fiscale. Malgré cette progression des recettes, le gouvernement prévoit sa suppression à partir de 2021.
La taxe sur les voitures de luxe pourrait enregistrer des recettes supérieures aux prévisions initiales en 2019. Pourtant, cette mesure fiscale mise en place par l’État français est appelée à disparaître dans les années suivantes.
Créée en 2017 dans le contexte de la réforme de la fiscalité du patrimoine et de la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), cette taxe vise les véhicules de tourisme à forte puissance. Elle avait été portée par Joël Giraud, alors rapporteur général du budget, avec l’objectif de générer de nouvelles recettes fiscales.
Toutefois, les premiers résultats se sont révélés inférieurs aux attentes. Dans son rapport annuel consacré à l’application des mesures fiscales, publié à l’été 2019, Joël Giraud soulignait que la taxe sur les voitures de luxe n’avait rapporté qu’environ 15 millions d’euros depuis sa mise en œuvre, soit un niveau nettement inférieur aux estimations initiales.
Face à ce constat, l’administration fiscale a engagé une opération de contrôle et de régularisation afin d’améliorer le recouvrement de cette contribution. Selon des données communiquées par le ministère des Comptes publics, les recettes cumulées depuis le 1er janvier 2018 atteignent désormais près de 50 millions d’euros.
Cette progression témoigne de l’efficacité des actions de recouvrement engagées par les services fiscaux. Elle ne remet toutefois pas en cause l’avenir de la mesure. Malgré l’augmentation des montants collectés, le gouvernement prévoit la suppression de la taxe sur les voitures de luxe à partir de 2021.
La disparition programmée de ce dispositif s’inscrit dans le cadre d’une simplification de la fiscalité automobile, alors que les pouvoirs publics orientent progressivement leur politique vers des mécanismes davantage liés aux émissions de CO₂ et à l’impact environnemental des véhicules.