Burberry poursuit son redressement. Au premier trimestre de son exercice 2027, la maison britannique enregistre une hausse de 5 % de ses ventes comparables, tandis que son chiffre d’affaires retail progresse à 455 millions de livres sterling, contre 433 millions un an plus tôt. Des résultats qui valident la stratégie engagée depuis plusieurs mois pour relancer la désirabilité autour de la marque.
La génération Z répond présente
L’un des principaux enseignements du trimestre concerne le retour de la croissance auprès des jeunes consommateurs. Burberry indique que la demande émanant de la génération Z a progressé à deux chiffres. Cette dynamique s’est notamment traduite par le succès de la campagne Portraits of an Icon, qui a contribué à recruter une nouvelle clientèle autour de l’une des catégories historiques de la maison.
Les ventes de vêtements de pluie auprès des nouveaux clients ont ainsi progressé de 19 %, preuve que Burberry continue de s’appuyer sur ses produits emblématiques pour renforcer son image plutôt que de multiplier les lancements opportunistes. Cette approche s’inscrit dans la stratégie de clarification de la marque engagée depuis 2025, qui vise à remettre en avant les catégories où Burberry possède une véritable légitimité.
Le digital et les boutiques avancent ensemble
Les résultats montrent également que Burberry ne mise pas seulement sur le commerce en ligne. Les ventes e-commerce progressent à un rythme à deux chiffres, tandis que les boutiques bénéficient d’améliorations apportées au clienteling et au merchandising. La maison cherche ainsi à renforcer la complémentarité entre ses différents canaux de distribution, plutôt qu’à opposer digital et retail physique.
Cette logique se vérifie aussi dans les pop-up stores que Burberry multiplie depuis un an sur des marchés clés, notamment en Asie.
Les Amériques prennent le relais
Sur le plan géographique, les Amériques affichent la meilleure performance du trimestre avec une croissance comparable de 12 %. La zone Greater China retrouve également une dynamique positive (+9 %), tandis que l’Asie-Pacifique repasse en territoire positif (+3 %).
Ces résultats sont particulièrement encourageants dans un contexte où le marché du luxe reste marqué par des disparités régionales et par une reprise encore inégale des flux touristiques. Ils traduisent aussi une dépendance moins forte au tourisme international, les performances reposant davantage sur les clientèles locales.
Une confiance retrouvée
Fort de ce début d’exercice, Burberry a relevé ses prévisions de croissance de son activité wholesale pour le premier semestre, désormais attendue en hausse de l’ordre d’un haut chiffre à un seul chiffre. Ce relèvement des objectifs témoigne d’une confiance retrouvée dans la capacité de la maison à poursuivre son redressement.
Le cas Burberry confirme aussi que la cohérence de l’offre produit, le renforcement de l’expérience client et la reconquête des jeunes générations sont désormais des fondamentaux incontournables dans le luxe.