La maison italienne Roberto Cavalli poursuit sa relance sous l’impulsion de son nouveau directeur artistique Paul Surridge. Soutenue par de meilleurs résultats financiers, la marque de luxe cherche désormais de nouveaux investisseurs pour accompagner son développement international.
Un an après l’arrivée de Paul Surridge à la direction artistique, Roberto Cavalli tente de confirmer son retour sur le devant de la scène du luxe. Lors du salon Pitti Uomo, organisé en juin 2018 à Florence, la maison italienne a présenté sa deuxième collection imaginée par le créateur britannique. Une étape importante pour une marque engagée depuis plusieurs mois dans une stratégie de repositionnement.
Propriété du fonds Clessidra SGR depuis 2015, Roberto Cavalli sort progressivement d’une période de restructuration marquée par des difficultés financières et un ralentissement de son activité. Le groupe entend désormais capitaliser sur cette dynamique plus favorable pour accélérer sa croissance.
L’objectif est clair : attirer de nouveaux investisseurs capables de soutenir l’expansion de la marque à l’international. Selon plusieurs médias italiens spécialisés à l’époque, Clessidra envisage l’ouverture de nouvelles boutiques, le renforcement de sa présence sur des marchés encore peu exploités ainsi que le lancement d’opérations marketing d’envergure.
La maison italienne affiche également des ambitions plus affirmées sur le plan commercial. Roberto Cavalli compte alors quarante-huit boutiques en propre en Europe et vient d’ouvrir un premier point de vente à Berlin, en Allemagne. Cette implantation doit accompagner la montée en puissance de la marque sur le marché européen.
Après plusieurs années d’instabilité, Roberto Cavalli espère ainsi renouer avec une rentabilité durable. Son actionnaire majoritaire anticipe d’ailleurs un résultat opérationnel positif pour l’exercice 2018, un signal jugé stratégique pour rassurer les investisseurs et soutenir la nouvelle phase de développement de la griffe.