Connu pour ses documentaires en format vidéo, le journaliste de mode Loïc Prigent troque sa caméra le temps d’un ouvrage ludique consacré à l’histoire de la mode. Après le succès de son premier opus l’année dernière, Mille Milliards de rubans, il publie cette semaine chez Grasset Deux Mille Milliards de rubans. Un retour aux origines du prêt-à-porter, mais aussi un voyage dans le temps pour mieux comprendre comment Paris est devenue le centre de gravité de l’industrie de la mode mondiale.
Présentation de l’éditeur
Après le XIXe siècle, ses crinolines et ses usines, voici les années 1912 à 1951 et leurs Deux mille milliards de rubans. Deux guerres mondiales, des catastrophes, un habillement féminin et masculin révolutionné. Des veuves de guerres aux zazous, nous découvrons comment les influences les plus inattendues ont modifié à la fois l’art et l’industrie de la mode.
La grande surprise du livre est Edward Molyneux, immense créateur oublié alors qu’il a régné sur Paris aux côtés de Gabrielle Chanel et de Lucien Lelong, les deux autres stars de l’ouvrage. Des archives inédites ont permis à Loïc Prigent de découvrir bien des secrets de “ l’Anglais de Paris.”

Les clés de l’ouvrage
Avec son style inimitable composé d’un humour aiguisé et érudit, Loïc Prigent propose une histoire de la mode accessible, et néanmoins exigeante. Un ouvrage pensé pour apporter un éclairage à tous les passionnés de cette industrie qui veulent comprendre les mécanismes industriels, économiques, politiques mais aussi culturels qui ont rendu possible l’essor de la mode en France.
A travers les figures historiques qui ont fait les grandes heures de la couture parisienne, Loïc Prigent rappelle la capacité d’invention d’une industrie qui n’a cessé de se raconter autour de créateurs devenus légendes. Mais cette période consacrée aux années 1912 et 1951 est aussi celle de l’épreuve du réel. Car malgré deux Guerres Mondiales, la France relance son industrie de la couture. Et le pays parvient à conserver son rang de puissance de la mode. Un héritage qui permettra, environ trente ans plus tard, l’émergence de groupes de luxe qui structurent, encore aujourd’hui, le paysage économique du luxe mondial.