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Depuis l’arrivée de Luca de Meo à la tête de Kering en 2025, le groupe accélère sa réorganisation stratégique. Après avoir cédé sa division beauté à L’Oréal, Kering annonce la création de Kering Jewelry, une nouvelle entité destinée à structurer et développer ses activités joaillières, avec Jean-Marc Duplaix nommé à sa direction.
Une nouvelle plateforme pour centraliser la joaillerie
Kering a annoncé cette semaine la création de Kering Jewelry. Cette nouvelle division est conçue pour structurer et accélérer la croissance de ses marques de joaillerie. Et la structure regroupera donc les maisons Boucheron, Pomellato, Dodo et Qeelin, ainsi que les capacités industrielles du groupe, en particulier le Raselli Franco Group, actuellement en cours d’intégration.
L’arrivée de ce nouvel atout dans le portefeuille Kering doit renforcer les compétences de savoir-faire et de technologies de pointe autour de la joaillerie du groupe. Avec un objectif clair : soutenir le développement des collections et l’offre de haute joaillerie des maisons de Kering.
Jean-Marc Duplaix aux commandes
Pour diriger cette nouvelle entité, Kering a nommé Jean-Marc Duplaix au poste de CEO, avec effet immédiat. Les dirigeants des différentes maisons de joaillerie lui rapporteront directement. Il s’agit donc pour le groupe de luxe français de renforcer sa coordination opérationnelle pour un meilleur alignement stratégique.
Jean-Marc Duplaix conserve également ses fonctions de Chief Operating Officer du groupe. Il continuera donc de superviser la partie finance, les fusions-acquisitions, les relations investisseurs, l’immobilier, le digital et le secrétariat général de Kering. Une connaissance opérationnelle très fine qui devrait favoriser la mise en oeuvre de la stratégie autour de Kering Jewelry.
Un pari stratégique sur la résilience de la joaillerie
La création de Kering Jewelry s’inscrit dans un contexte économique mondial où la joaillerie a montré sa résilience en 2025. Et ce même alors que certaines maisons de mode du groupe, comme Gucci ou Alexander McQueen, peinent encore à retrouver leur dynamique commerciale.
Cette nouvelle division intégrée permettra à Kering de capitaliser sur de nouvelles opportunités dans la catégorie joaillerie. Et l’enjeu est aussi de soutenir les ambitions créatives et commerciales de certaines de ses maisons, notamment la pépite Qeelin, dont Kering attend beaucoup. Enfin, Kering doit défendre le territoire de sa maison de joaillerie phare, Boucheron, dans un contexte de très forte compétition avec les maisons concurrentes de LVMH, Bulgari et Tiffany & Co.
Une cohérence stratégique voulue par Luca de Meo
Pour Luca de Meo, le CEO de Kering, le groupe doit donner la priorité à la cohérence pour renouer avec le succès. « Avec Kering Jewelry, nous offrons au groupe une plateforme puissante et cohérente capable de soutenir les ambitions de nos maisons dans un domaine où créativité et excellence sont indissociables. Je me réjouis de la nomination de Jean-Marc : son expérience sera déterminante pour libérer le plein potentiel du groupe en joaillerie. »
Depuis sa prise de fonction, Luca de Meo maintient le cap pour rééquilibrer les forces de Kering. La création de cette division Kering Jewelry intervient d’ailleurs après la cession stratégique de la division beauté à L’Oréal, plusieurs mois auparavant. Il s’agit donc d’assainir le portefeuille du groupe en capitalisant sur les leviers de conquête les plus pertinents. Une stratégie qui implique aussi de s’émanciper de la trop forte dépendance commerciale de la division mode du groupe.
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