Calvin Klein a annoncé hier le départ de sa directrice artistique Veronica Leoni. La créatrice italienne, en poste depuis mai 2024, n’a pas réussi à convaincre les clientes. Et l’urgence de la situation économique de Calvin Klein aura eu raison de son mandat. Sans successeur annoncé pour l’instant, la marque américaine doit rapidement trouver une nouvelle direction créative, sous peine de décrocher face à ses concurrents tels que The Row, Coach ou encore Ralph Lauren.
Veronica Leoni quitte Calvin Klein
Moins de trois ans (la durée standard d’un mandat) après sa prise de fonctions, Veronica Leoni quitte la direction artistique de Calvin Klein. Recrutée en 2024, elle représentait alors l’espoir de relance de la marque américaine. Passée par les studios de Jil Sander (sous la direction de Raf Simons) puis de Celine (sous la direction de Phoebe Philo), Veronica Leoni avait aussi dirigé la ligne féminine de Moncler et collaboré avec l’étoile montante de la mode américaine, The Row. En 2023, elle était finaliste du Prix LVMH avec son propre label QUIRA.
Quand Calvin Klein la recrute, c’est donc une créatrice au CV solide qui prend la direction d’une maison alors encore en crise. Car depuis 2018 et le mandat avorté de Raf Simons à la tête de la marque, Calvin Klein avait déserté les podiums des défilés. La mission de Veronica Leoni était donc de relancer la crédibilité mode de la marque, alors en perte de vitesse sur le segment du prêt-à-porter.
Une relance sans succès commercial
Deux ans plus tard, le mandat de Veronica Leoni s’achève en demi-teinte. Car malgré un relatif succès d’estime dans la presse spécialisée, la créatrice italienne n’a pas réussi à susciter l’adhésion de la clientèle Calvin Klein. Ainsi, le 2 septembre dernier, le groupe PVH (propriétaire de Calvin Klein) publiait des résultats financiers négatifs : -7% de baisse de chiffre d’affaires pour Calvin Klein sur le deuxième trimestre 2026. Un chiffre à mettre en regard de la croissance globale de l’habillement américain, qui se maintient en 2026 à hauteur de +6%. Et qui profite notamment à d’autres poids lourds du marché, tels que Ralph Lauren et Coach.
Calvin Klein, en perte de vitesse sur le segment du prêt-à-porter, doit donc prendre une décision radicale. Et la marque doit impérativement renouer avec la croissance pour ne pas perdre davantage de terrain face aux autres marques premium américaines. Pour y parvenir, elle devra parier sur le bon profil créatif et renouer avec l’ADN minimaliste mais sexy qui assure, encore aujourd’hui, le succès de ses collections de denim et d’underwear.
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