C’est donc Apple qui a remporté le marché : L’Oréal et La Roche-Posay avaient présenté un peu plus tôt dans l’année un prototype pour My Skin Track UV, un capteur UV à porter sur soi.
L’objet en lui-même a été pensé pour être discret, et peut être accroché sur un collier ou sur un vêtement. Véritable concentré de technologie, ce petit objet connecté mesure les UVA et les UVB, et envoie en temps réel des informations et des alertes sur l’application liée. L’objectif est simple : fournir à l’utilisateur des données concrètes afin qu’il prenne conscience des situations où sa peau est soumise à une trop importante quantité d’UV. Les trois sociétés pensent que My Skin Track UV peut participer à améliorer le comportement des utilisateurs lors de leur exposition au soleil : s’hydrater davantage, mettre plus régulièrement de la crème solaire, rechercher l’ombre …
A noter : My Skin Track UV fournira également des informations sur le taux de pollution, sur le pollen et sur l’humidité ambiante. Un peu de patience toutefois avant de l’essayer : le capteur sera d’abord commercialisé sur le marché américain.
Le développement de My Skin Track UV s’inscrit dans une tendance plus large de convergence entre cosmétique, santé préventive et objets connectés. Les marques de beauté ne se limitent plus à la formulation de produits, mais investissent progressivement le terrain de la donnée personnalisée pour influencer les comportements d’usage en temps réel. Cette logique transforme la relation consommateur-marque en un suivi continu, fondé sur des indicateurs environnementaux et physiologiques.
On observe également une évolution stratégique vers des écosystèmes hybrides, où le produit physique devient indissociable d’une couche digitale d’analyse et de recommandation. En intégrant des paramètres comme la pollution ou le pollen, le dispositif dépasse la seule problématique de l’exposition UV pour s’inscrire dans une approche globale du bien-être cutané. Ce type d’initiative pose toutefois des questions sur la gestion des données personnelles et sur le niveau d’acceptabilité de la surveillance quotidienne des usages.