Le maillot de bain, Alicia Rountree connait : la jeune femme de 32 ans a grandi sous le soleil de l’île Maurice, et elle a défilé notamment pour Victoria’s Secret.
Mais cette fois, plus question de porter les créations des autres. Alicia Rountree compte bien développer sa propre griffe. Le nom ? Alicia, tout simplement. Pour cette toute nouvelle collection, encore en cours de fabrication, Alicia Rountree a mis l’éthique et le développement durable au cœur de ses créations. Côté textile, tout d’abord, les maillots sont confectionnés à partir de l’Econyl, un tissu issu du nylon récupéré dans les filets de pêche. Toutes les coutures sont réalisées à l’intérieur des pièces, et les coupes sont imaginées de manière à s’adapter à tout type de morphologie. Côté fabrication, tout se passe sur l’île Maurice. Les couleurs des différentes pièces devraient d’ailleurs rappeler celles du drapeau national… La ligne de vêtements de bain Alicia se composera de maillots une et deux pièces, d’un kimono court et d’un autre long, et enfin d’un turban et d’un foulard.
Ce lancement s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation du marché du swimwear, où l’argument stylistique ne suffit plus. Les consommateurs attendent désormais des marques qu’elles démontrent une cohérence entre discours esthétique et impact environnemental. Le choix de l’Econyl, matériau issu du recyclage de déchets plastiques marins, positionne la marque dans une logique d’économie circulaire, devenue un standard implicite dans le segment premium.
L’ancrage de la production à l’île Maurice ajoute une dimension supplémentaire au positionnement de la griffe. Entre valorisation du territoire d’origine et maîtrise de la chaîne de fabrication, Alicia Rountree construit une proposition qui combine identité, responsabilité et contrôle qualité. Dans un contexte où la transparence des supply chains devient un critère de choix pour les acheteurs, ce type de modèle hybride localisé peut renforcer la crédibilité de marques émergentes face aux acteurs établis du secteur.