Richemont a annoncé la nomination d’Anton Rupert, fils de son président Johann Rupert, au poste de co-vice-président non exécutif du conseil d’administration, aux côtés de Bram Schot. Cette nomniation est effective depuis le 9 septembre. Et le groupe de luxe suisse la présente explicitement comme une étape dans la planification de la succession à long terme du conseil. Anton Rupert siège au conseil d’administration de Richemont depuis 2017. Sa nouvelle fonction élargit son rôle au sein de l’instance dirigeante, sans lui confier pour autant la direction opérationnelle du groupe, qui reste assurée par Nicolas Bos.
Trois fonctions distinctes au sein de la gouvernance
La nouvelle organisation repose sur une répartition précise des responsabilités. Anton Rupert supervisera les enjeux stratégiques liés aux produits et à la communication des Maisons du groupe. Bram Schot, qui conserve également ses fonctions de co-vice-président non exécutif, restera pour sa part concentré sur la gouvernance du conseil et de ses différents comités. Nicolas Bos conserve la direction opérationnelle de Richemont. Nommé CEO du groupe en juin 2024, c’est donc lui qui demeure responsable de l’exécution et de la conduite des activités du groupe. En parallèle, les responsabilités de gouvernance et de représentation stratégique sont réparties entre les deux co-vice-présidents.
Cette architecture distingue ainsi trois niveaux. La famille Rupert porte la continuité patrimoniale et la vision de long terme. En complément, la direction générale assure la gestion opérationnelle, et le président du conseil veille au fonctionnement institutionnel de sa gouvernance.
Dans un communiqué, Johann Rupert, 76 ans, a commenté cette nomination comme étant « une étape importante dans la planification de la succession à long terme du conseil ». Il a aussi rappelé que la continuité de Richemont repose depuis sa création sur l’implication familiale et une gouvernance rigoureuse.
Une succession préparée depuis une position financière solide
Cette évolution intervient alors que Richemont affiche des résultats solides. Sur son exercice 2025-2026, le groupe a réalisé 22,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en progression de 11 % à taux de change constants. Son résultat opérationnel atteint environ 4,5 milliards d’euros, tandis que sa trésorerie nette s’établit à 8,5 milliards d’euros. La nomination d’Anton Rupert s’inscrit donc dans une contexte de stabilité financière. Et elle souligne que l’organisation à la tête de Richemont est pensée pour assurer la continuité du groupe sur le long terme.