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Celine lance aujourd’hui jeudi 10 septembre sa réinterprétation de la Reebok Freestyle Lo. Pour les fans de sneakers, il s’agit d’un modèle emblématique apparu en 1982. La paire a déjà été présentée lors du défilé homme printemps-été 2027 de Michael Rider. Et cette collaboration constitue l’un des premiers marqueurs commerciaux de la direction créative que le créateur américain entend impulser à la maison française.
Cette collaboration avec Reebok marque surtout une première pour Celine, puisque jusqu’ici la maison parisienne n’avait jamais signé de partenariat de ce type autour d’une sneaker. De nombreuses maisons multiplient depuis longtemps les collaborations avec des acteurs historiques du sportswear pour investir le marché très porteur de la sneaker premium. Guerlain s’est ainsi associé au Coq Sportif, tandis que Jacquemus a développé plusieurs projets avec Nike. Celine rejoint à son tour cette dynamique, avec une approche qui repose moins sur la création d’un nouveau modèle que sur la réinterprétation d’une silhouette issue des archives de Reebok.
La sneaker Freestyle Lo revisitée par Celine
La Freestyle Lo conserve sa silhouette et sa reconnaissance culturelle, mais passe ici par le filtre de Celine. La sneaker est réalisée en cuir d’agneau lisse, décliné dans une finition monochrome légèrement patinée. Le détail remarquable : une étiquette amovible en cuir qui associe le motif Triomphe, emblème historique de la maison, au logo Reebok. Huit coloris sont proposés : Blanc optique, Noir, Beurre, Beige, Peanut, Marron foncé, Oxblood et Rouge fluo. Certaines teintes seront également disponibles exclusivement dans deux boutiques Celine, à Wooster Street à New York et dans le quartier d’Omotesando à Tokyo.
Michael Rider présente cette collaboration comme un point de convergence entre « la rue parisienne » et la culture américaine. Une formule qui résume assez bien le positionnement de ce nouveau Celine. L’objectif est conserver certains marqueurs de la maison tout en les inscrivant dans un vestiaire plus décontracté et plus international. Le créateur américain, nommé à la tête de Celine en 2024, imprime progressivement une nouvelle direction à la maison. Et le lancement de cette sneaker intervient ainsi rapidement dans son mandat pour livrer une traduction commerciale de l’esthétique présentée lors de son premier défilé masculin.
Celine mise sur la culture sneaker et le marché américain
Le recours à une sneaker emblématique permet aussi à Celine de toucher une clientèle plus jeune et internationale, pour laquelle les frontières entre luxe, mode et culture streetwear sont devenues beaucoup plus perméables. La maison peut ainsi cultiver une image moins exclusivement associée au chic parisien et davantage à une forme de cool contemporain.
Le choix de Reebok n’est d’ailleurs pas neutre. Plutôt que de concevoir une silhouette entièrement nouvelle, Celine s’appuie ici sur une chaussure identifiée depuis plus de quatre décennies. La Freestyle Lo appartient à l’histoire de la sneaker, et elle possède une reconnaissance qui dépasse le seul marché de la mode. La maison travaille donc à partir d’un objet patrimonial tout en conservant suffisamment de ses codes pour préserver son identité propre. Cette stratégie vise aussi ouvertement à séduire les États-Unis, marché majeur du luxe et territoire culturel naturel pour les sneakers. A ce titre, la présence d’un coloris exclusif dans la boutique de Wooster Street à New York ne doit rien au hasard.
