Le groupe suisse Richemont, numéro deux mondial du luxe, affiche une hausse des ventes de 6 % au troisième trimestre de son exercice 2019/2020, malgré un contexte politique complexe à Hong Kong. Cette performance illustre la résilience du secteur du luxe face aux turbulences régionales et confirme l’importance stratégique des marchés européens et américains pour le groupe.
Une croissance tirée par l’Europe et les Amériques
Les ventes de Richemont atteignent 4,1 milliards d’euros, avec une hausse de 4 % en monnaies locales et de 6 % convertie en euros. L’Europe demeure le moteur principal, avec une croissance de 9 % en monnaies locales, atteignant 1,2 milliard d’euros. Les Amériques enregistrent également une progression notable de 5 %, portée par une demande soutenue sur le segment des montres et des bijoux de luxe. Ces résultats démontrent que les marchés matures restent un levier clé pour le chiffre d’affaires du groupe, même lorsque certaines zones sont perturbées.
Hong Kong et l’Asie-Pacifique, un marché impacté par la conjoncture
La zone Asie-Pacifique enregistre une progression plus modeste de 2 % en monnaies locales. Toutefois, les ventes continuent de croître en Chine continentale et en Corée du Sud. La décélération globale dans la région semble principalement liée aux tensions politiques à Hong Kong, qui ont affecté la fréquentation des boutiques et la consommation touristique. Malgré ces défis, Richemont parvient à maintenir une performance positive grâce à la diversification géographique de ses activités et à la solidité de ses marques, telles que Cartier et Van Cleef & Arpels.