La collaboration entre Kering et Tomas Maier touche à sa fin, marquant une nouvelle étape dans la stratégie de rationalisation du groupe de luxe. Quelques jours après l’annonce du départ de Tomas Maier de ses fonctions de directeur créatif chez Bottega Veneta, la fermeture progressive de sa marque éponyme confirme un repositionnement plus large du portefeuille de Kering.
Lancé en 2013 sous forme de joint-venture, le label Tomas Maier incarnait une extension plus personnelle et lifestyle du créateur allemand. Distribuée via deux boutiques à New York et soutenue par une trentaine de collaborateurs, la marque proposait une lecture plus directe et minimaliste du luxe contemporain. Sa fermeture progressive illustre une tendance de fond : la réduction des initiatives périphériques au profit des maisons les plus structurantes du groupe.
Une stratégie de recentrage sur les maisons principales
Dans ce contexte, Kering maintient un soutien temporaire afin d’accompagner la transition et limiter l’impact social de l’arrêt des activités. Les dernières collections sont annulées et les opérations e-commerce vont être progressivement stoppées, confirmant une sortie organisée du marché.
Ce mouvement s’inscrit dans une logique plus large de concentration des ressources sur les marques à forte traction mondiale. Les groupes de luxe privilégient désormais des portefeuilles plus lisibles, capables de soutenir des investissements massifs en image, en distribution et en innovation digitale.
Un signal plus large sur les joint-ventures dans le luxe
Au-delà du cas Tomas Maier, cette décision s’ajoute à d’autres ajustements récents dans la stratégie de Kering, notamment la réduction de certaines participations dans des marques partenaires. Cette évolution traduit une remise en question du modèle des collaborations capitalistiques hybrides dans un secteur où la maîtrise de l’image et de la direction créative devient critique.
La logique semble désormais claire : moins de dispersion, plus de contrôle, et une allocation des ressources concentrée sur les maisons capables de générer une croissance globale durable.