Pour sécuriser sa trésorerie et soutenir sa relance, l’orfèvrerie française Christofle bénéficie d’un prêt de la part de l’Etat à hauteur de 10 millions d’euros.
L’orfèvrerie Christofle a obtenu un prêt de 10 millions d’euros du Fonds pour le développement économique et social (FDES), selon un décret publié mercredi au Journal officiel.
Le FDES permet à l’État d’accorder des prêts ponctuels aux entreprises confrontées à des difficultés d’accès au crédit bancaire classique. Le décret précise que le prêt sera versé « par l’entremise de Natixis ». Cette intervention vise à renforcer la trésorerie de Christofle et à sécuriser ses projets stratégiques.
Fondée en 1830, Christofle est détenue depuis 2012 par le Chalhoub Group, acteur majeur du luxe au Moyen-Orient. Depuis mars 2018, la direction est assurée par Nathalie Remy, chargée de redresser la maison alors en difficulté. À l’époque, les ventes « stagnaient autour de 70 millions d’euros », selon Le Figaro.
Le prêt de l’État doit permettre à Christofle de consolider sa trésorerie, tout en poursuivant ses investissements pour moderniser ses boutiques, renforcer son offre digitale et affirmer son positionnement sur le marché du luxe. Dans un contexte économique incertain, ce soutien public constitue un filet de sécurité essentiel pour une maison historique confrontée à l’évolution des comportements d’achat et à la concurrence internationale. L’opération souligne également la capacité de l’État à accompagner les maisons patrimoniales françaises tout en favorisant la stabilité du secteur du luxe.