Interview | Vanessa Bouchara, avocate en propriété intellectuelle : après le grand reset créatif, que peut encore revendiquer un créateur ?

Après le grand reset créatif de 2025, la mode est entrée dans une nouvelle phase : cycles plus courts, références plus visibles, rotations accélérées des directeurs artistiques. Dans ce contexte, la propriété intellectuelle n’est plus un sujet technique réservé aux juristes. Mais elle s’affirme comme un levier de gouvernance stratégique pour les maisons.

Qui détient quoi lorsque la création est collective ? Où commence l’hommage et où s’arrête la liberté créative ? Peut-on revendiquer un style, une filiation, une signature visuelle ?

À l’occasion de la Haute Couture Week 2026, l’avocate Vanessa Bouchara, spécialiste de la propriété intellectuelle, décrypte les lignes de fracture actuelles entre créateurs et maisons. Et elle rappelle pourquoi le droit ne protège pas des esthétiques, mais fixe des limites décisives à leur appropriation.

Un éclairage indispensable à l’heure où les dirigeants du luxe doivent non seulement piloter des marques, mais aussi des héritages créatifs.